[Le Monde] Jérôme Cazes, directeur général de Coface de 1999 à 2010 : oui, « la séparation, ça marche »

Posté par Scinder les banques le 07 février 2013  /   Posté dans Non classé

Source : http://www.lemonde.fr/economie/article/2013/01/14/oui-la-separation-ca-marche_1816631_3234.html

 

Pour Jérôme Cazes, directeur général de Coface de 1999 à 2010, oui, « la séparation, ça marche »:

 

D’abord, parce que seule la séparation nous assurera des banques moins dangereuses, parce que moins grosses, moins compliquées, moins ravagées par des conflits d’intérêts ; et des contribuables moins exposés, puisqu’ils ne garantiront plus les opérations de marché. Ils seront toujours en risque, mais seulement sur des activités de dépôt et de crédit, essentielles pour eux.

Ensuite, parce que seule la séparation répondra aux problèmes de nos économies mises à genoux par le soutien aux banques : elle redonnera confiance dans les établissements bancaires quand la méfiance envers elles casse l’emploi ; elle assurera le bon financement de l’économie réelle par des banques qui feront du bon crédit parce qu’elles ne pourront pas vendre autre chose. Et si une entreprise cliente veut s’introduire en Bourse ou émettre une obligation ? Eh bien, elle passera un second coup de téléphone… Quand son banquier lui dit qu’il veut tout lui offrir pour mieux le satisfaire, son client sait qu’il s’agit de limiter la concurrence dans un secteur qui en manque cruellement.

Enfin, parce que la séparation est la seule solution simple et testée : elle a fonctionné parfaitement pendant soixante ans, et on sait que des banques de dépôt et de crédit pures, « ça marche » (voyez le CIC ou la Banque postale), comme les banques de marché pures (voyez les banques américaines). A l’inverse, les demi-mesures américaine (réforme Volcker) ou anglaise (Vickers) arrivent à des culs-de-sac : un projet de loi américain pour la séparation vient d’être déposé, pendant qu’une commission parlementaire britannique bipartisane réclame l’« électrification » de la frontière coupant les banques en deux.

Cinq ans déjà après le début de la crise ! Et la France a toujours quatre banques « systémiques » qui peuvent faire sauter tout le système. La cinquième, Dexia, est en train d’être démantelée après déjà trois renflouements par le contribuable… »

 

 

 

[Challenges] Loi bancaire: l’incroyable aveu de Frédéric Oudéa

Posté par Scinder les banques le 07 février 2013  /   Posté dans Non classé

Source : http://www.challenges.fr/finance-et-marche/20130130.CHA5665/loi-bancaire-frederic-oudea-le-patron-de-la-societe-generale-met-les-pieds-dans-le-plat.html

 

En répondant à une question du rapporteur de la loi de séparation et de régulation des activités bancaires, le PDG de la Société Générale a livré un chiffre qui a mis en émoi les députés présents.

 

Ambiance ce matin dans la salle 6350 de l’Assemblée Nationale. La commission des Finances auditionnait Jean-Paul Chifflet, directeur général du Crédit Agricole, Jean-Laurent Bonnafé, directeur général de BNP Paribas et Frédéric Oudéa, PDG de la Société Générale. Histoire de connaître leur point de vue sur le projet de loi de « séparation » des activités bancaires, dont l’objet est d’isoler dans une filiale les activités « non utiles au financement de l’économie ».

Après des exposés lénifiants des trois banquiers, Karine Berger prend la parole: « je suis un peu étonnée, j’ai l’impression que vous n’êtes pas spécialement gênés par cette loi. » Elle n’en reste pas là et demande notamment aux trois banquiers de bien vouloir lui dire quelle part ces activités spéculatives représentent dans les revenus de la BFI (abréviation de « banque de financement et d’investissement », à savoir les activités dédiées aux entreprises souhaitant avoir accès aux marchés financiers ainsi que le conseil en fusion et acquisition) et dans ceux totaux de la banque. Un brin agacée, car elle a demandé ces chiffres à la Fédération bancaire française (FBF), qui ne lui a toujours par répondu.

A quoi sert une loi qui ne concerne que 1% de l’activité des banques ?

C’est Frédéric Oudéa qui répond, les autres, courageux mais pas téméraires, préférant se taire. « Cela représente entre 3 et 5% de nos activités de BFI, qui représentent elles-mêmes 15% des revenus totaux de la banque. » Agitation dans la salle. Pas besoin de calculette pour trouver que cela fait 0,75% (5% de 15%) des revenus totaux de la banque. Emoi: « alors cela veut dire que 99% de vos activités ne seront pas concernées par la loi? » Réponse d’Oudéa: « ce sera au superviseur d’en décider, moi je n’en sais rien. »

   -> Lire le portrait du patron de la Société Générale

Le mal était fait. Car évidemment, la question était sur toutes les lèvres: à quoi sert cette loi si elle ne concerne que 1% de l’activité des banques? « Je vous remercie de nous avoir donné ce chiffre M. Oudéa, nous allons réfléchir à remplir un peu plus cette future filiale », lance un député.

Christian Noyer se perd dans les chiffres

Le chiffre travaillant sérieusement les députés, c’est au gouverneur de la banque de France, Christian Noyer, auditionné après les députés, qu’on repose la question. « J’avais plutôt en tête entre 5 et 10%, je ne vois pas comment cette banque arrive à 1% ». « Mais 10% de quoi? », demande Karine Berger. Silence. Le gouverneur ne sait plus, ne se souvient plus. Les députés hallucinent.

Christian Noyer se penche vers Danièle Nouy, patronne de l’Autorité de contrôle prudentiel (ACP): « ah oui, c’est bien de la BFI », finit-il par reconnaître. Il confirme donc le chiffre de Frédéric Oudéa. Pour essayer de faire bonne figure, le gouverneur renchérit: « il faut se féliciter que ce chiffre soit si faible, cela montre que les banques ont vraiment changé de modèle depuis la crise. » Facile.

Comment éviter que la loi se transforme en coquille vide ?

Gilles Carrez s’active aussi, bien conscient que ce 0,75% sera le seul élément que l’on retiendra de 4 heures d’audition. « Ce serait dommage de se focaliser là-dessus, indique-t-il. Après tout, nous légiférons bien sur des sujets qui concernent 1 sur 10.000. » Pas convaincant. Oui, mais quand même, il serait bien que la filiale des activités cantonnées ne soit pas une « coquille vide », sinon à quoi bon légiférer? Si les députés en sont convaincus, ils vont devoir rédiger des amendements pour les débats devant le Parlement qui auront lieu les 12,13 et 14 février.

En se heurtant à une grosse difficulté, le caractère très technique des activités de marché. La question de Valérie Rabault, députée socialiste, à Christian Noyer en témoigne: « combien représente selon vous la part du «prop trading» dans le book des opérations de market making? » Même traduite en français (que représentent les opérations pour compte propre dans le livre des activités de teneur de marché?), cette interrogation a plongé plus d’un député dans la perplexité. De plus, il était 13h15 et les ventres criaient famine.

[La Tribune] Moscovici juge « précurseur » une réforme bancaire a minima

Posté par Scinder les banques le 06 février 2013  /   Posté dans Divers

Moscovici juge « précurseur » une réforme bancaire a minima

Copyright Reuters
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Le ministre de l’Economie et des Finances est venu défendre le projet de réforme bancaire du gouvernement au micro de RTL ce mercredi matin. Il a assuré qu’il concrétiserait la promesse de François Hollande de séparer les activités spéculatives des banques de celles qui sont « utiles à l’emploi et l’investissement ».

[L'expansion] Grande-Bretagne: le gouvernement menace les banques d’une séparation totale

Posté par Scinder les banques le 05 février 2013  /   Posté dans Non classé

Source : http://lexpansion.lexpress.fr/economie/grande-bretagne-le-gouvernement-menace-les-banques-d-une-separation-totale_371128.html

AFP - publié le 04/02/2013 à 09:27

LONDRES – Le ministre britannique des Finances devait menacer lundi les grandes banques d’une séparation totale entre banque de détail et d’investissement, en présentant un projet de réforme bancaire durci sous la pression des parlementaires.

 

Dans une intervention devant des banquiers, dont des extraits ont été publiés par ses services, George Osborne devait promettre que plus aucune banque ne serait « trop grande pour faire faillite« .

« Quand RBS (Royal Bank of Scotland) a fait faillite, mon prédecesseur Alastair Darling a senti qu’il n’avait pas d’autre option que de sauver l’ensemble » de la banque, devait déclarer M. Osborne.

« Je veux m’assurer que la prochaine fois qu’un Chancelier (de l’Echiquier) fera face à cette décision, il ait le choix. De permettre aux agences et aux distributeurs automatiques de continuer à fonctionner tout en laissant la banque d’investissement faire faillite« , devait-il ajouter.

Ce durcissement du projet de réforme du gouvernement intervient après la publication fin décembre du rapport de la commission parlementaire sur les « normes bancaires« , créée après l’éclatement du scandale de manipulation du taux Libor, qui avait préconisé une « électrification » de la barrière séparant la banque de détail de la banque d’investissement.

Le précédent projet du gouvernement, basé sur les conclusions de la commission Vickers, prévoyait de cloisonner d’ici 2019 banque de détail et d’investissement, qui resteraient toutefois au sein de la même entité.

Mais la commission parlementaire avait jugé cela insuffisant et avait appelé le gouvernement à aller plus loin en inscrivant dans la loi la possibilité de séparer purement et simplement les activités en cas d’échec du cloisonnement.

Les banques ont immédiatement dénoncé le durcissement du projet de réforme.

« Cela va créer de l’incertitude pour les investisseurs et rendre plus difficile pour les banques de lever des capitaux, ce qui signifiera que les banques auront moins d’argent à prêter aux entreprises« , a mis en garde Anthony Browne, directeur général de l’association des banquiers britanniques BBA.

[Libération] Loi d’encadrement des banques : «Il n’y aura jamais consensus entre les parties prenantes»

Posté par Scinder les banques le 04 février 2013  /   Posté dans Divers

Interview : Thierry Philipponnat, secrétaire général de Finance Watch, critique un projet de loi qui «n’a pas été transparent» et «mène à une impasse».

Par NICOLAS CORI

Thierry Philipponnat est secrétaire général de Finance Watch, une association européenne dont l’objectif est de «renforcer la voix de la société et de la faire peser dans les réformes nécessaires de la réglementation financière». Il réagit de manière critique à la loi d’encadrement du secteur bancaire présentée ce mercredi en conseil des ministres. Entretien.

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[Tribune Liberation.fr] L’insoutenable légèreté des banques ?

Posté par Scinder les banques le 01 février 2013  /   Posté dans Non classé

Source : http://www.liberation.fr/tribune/010176376-l-insoutenable-legerete-des-banques

Par HUAULT Isabelle; RAINELLI – LE MONTAGNER Hélène

Isabelle Huault, professeur à l’université Paris-Dauphine et Hélène Rainelli- Le Montagner, professeur à l’Institut d’administration des entreprises, université Panthéon-Sorbonne.

 

Dans la crise financière actuelle, les banques auraient-elles fait preuve de «légèreté» ? De nombreuses analyses semblent plaider en ce sens, soulignant les dysfonctionnements du système de contrôle ou l’insuffisance conjoncturelle des dispositifs de suivi des risques. Ce type d’arguments, volontiers porté par les acteurs majeurs du système financier mondial, présente l’avantage de passer sous silence la récurrence de phénomènes beaucoup plus structurels.

En 1996, le sociologue Michael Abolafia soulignait déjà le comportement paradoxal des banques face aux opportunités offertes par les marchés financiers. Ne souhaitant pas se priver de gains faciles, elles encouragent leurs traders à participer au jeu spéculatif, qui suppose la prise de risques importants dans l’espoir d’une rentabilité rapide. Mais dans le même temps, les banques souhaitent préserver leur respectabilité en projetant une image de stabilité et de gestion prudente. Ce paradoxe les amène à organiser de manière très particulière l’activité des traders, qui sont rémunérés principalement en salaire variable, et sont isolés des autres métiers de la banque dans des centres financiers spatialement circonscrits.

Observé dans les années 80 sur les marchés primaires d’actions et d’obligations, ce processus a récemment trouvé avec la financiarisation de toutes sortes de nouveaux risques, un relais de croissance qui a pu faire croire aux banques d’investissement qu’elles avaient découvert, à travers les produits dérivés, la poule aux oeufs d’or. Il ne faut donc pas s’étonner de voir les grandes institutions financières structurellement au centre des nouveaux marchés financiers, ni qu’elles aient à subir leur retournement de conjoncture. Il ne faut pas s’étonner non plus, que l’appât du gain et la sophistication des nouveaux produits financiers posent des problèmes inédits.

La flexibilité presque infinie de la matrice mathématique d’où sont issus les produits dérivés masque le caractère difficilement contrôlable des innovations engendrées. Elles rendent le régulateur perplexe, la comptabilité peine à les prendre en compte, le droit leur court après, les contrats qui les régissent doivent être régulièrement revus pour faire face à des développements imprévus, leur évaluation financière enfin demeure approximative tant elle repose sur des analogies hasardeuses. Car si les mathématiques fournissent l’idée originelle sous hypothèses idéales, elles ne permettent guère une mesure fiable des risques dans les conditions réelles de marché. Tous ces à peu près, tolérés par le système tant que le marché reste porteur, finissent par se retourner contre lui en cas de crise. Avec des conséquences qui peuvent être immenses.

L’ampleur de la débâcle actuelle devrait alors inciter les acteurs du monde financier à une plus grande vigilance quant aux approximations qui accompagnent immanquablement le développement des innovations financières. On ne saurait continuer de fermer les yeux sur les attendus juridiques, comptables et conceptuels des produits inventés, ni sur l’organisation concrète des marchés sur lesquels ils sont échangés.

La crise actuelle n’est pas la conséquence d’un moment d’inattention des banques. Elle n’a pas non plus pour origine un défaut de technicité mathématique. Elle résulte d’une reconfiguration profonde du système financier mondial, impulsée par la mathématisation de la finance.

Ce qui manque désormais à la compréhension de ce système et à l’identification de ses failles est une analyse approfondie de la structure sociale des marchés financiers, des motivations des acteurs, des processus de régulation, de l’imbrication avec d’autres dispositifs institutionnels, comptables et juridiques. Puissent les déboires actuels de la communauté financière convaincre ceux qui ont encore besoin de l’être, chercheurs inclus, de l’urgence d’ouvrir la boîte noire des marchés financiers. Il est temps de se doter des moyens de comprendre et de prévoir le fonctionnement réel de marchés en permanente mutation.

[L'expansion / l'Express] Réforme bancaire: Non, Moscovici n’a pas supprimé le trading haute fréquence

Posté par Scinder les banques le 01 février 2013  /   Posté dans Divers

Le ministre de l’Economie se félicite que la réforme bancaire interdise le trading haute fréquence en France. Pourtant à regarder le texte de près, cette technique hautement spéculative a encore de beaux jours devant elle.

FINANCE- Pierre Moscovici a présenté ce mercredi matin le projet de loi sur la réforme bancaire censé supprimer le trading haute fréquence.

FINANCE- Pierre Moscovici a présenté ce mercredi matin le projet de loi sur la réforme bancaire censé supprimer le trading haute fréquence. (REUTERS/Gonzalo Fuentes)

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[La Tribune] La séparation entre activités « utiles » à l’économie et activités « spéculatives », un faux débat ?

Posté par Scinder les banques le 30 janvier 2013  /   Posté dans Divers
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Sophie Rolland (avec Reuters) | 22/11/2012

Le secrétaire général de Finance Watch Thierry Philipponnat met en cause le calendrier de la réforme bancaire française et regrette le manque de transparence de la procédure de consultation orchestrée par Bercy. Pour lui, « si l’on ne parvient pas à vraiment simplifier les structures bancaires et à les rendre plus lisibles, alors la réforme ne sera qu’une illusion ».

[Fitch Ratings / AFP / news-banques.com] La réforme bancaire n’empêchera pas un éventuel soutien de l’État

Posté par Scinder les banques le 28 janvier 2013  /   Posté dans Divers

La réforme bancaire, dont le texte a été présenté mercredi en conseil des ministres, “ne modifiera pas le soutien de l’Etat envers les banques”, considère l’agence d’évaluation financière Fitch Ratings dans une note.

Le texte prévoit notamment de doter l’Autorité de contrôle prudentiel (ACP), le superviseur bancaire français, de pouvoirs d’intervention renforcés en cas de défaillance d’un établissement.

Il s’agit notamment de “faire peser le coût d’une faillite sur les actionnaires et les créanciers, et non pas sur les clients ou les finances publiques”, selon une source proche du ministère de l’Economie.

Pour autant, Fitch juge que la réforme “devrait laisser inchangée la dynamique de soutien aux banques du pays” par l’Etat.

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[Finance Watch] Lettre ouverte à Pierre Moscovici

Posté par Scinder les banques le 25 janvier 2013  /   Posté dans Divers

http://www.finance-watch.org/wp-content/uploads/2012/12/Finance-Watch_Lettre-ouverte-%C3%A0-Pierre-Moscovici.pdf

Monsieur le Ministre,

Lors du discours que vous avez prononcé le jeudi 15 novembre en clôture des entretiens de l’AMF, vous avez déclaré que la loi bancaire qui serait présentée en Conseil des ministres le 19 décembre serait un « grand marqueur de l’action gouvernementale ». Vous avez également déclaré qu’il y aurait « un avant » et « un après » et que « la retouche cosmétique, l’ajustement à la marge, les petits pas » n’étaient pas ce que l’on attendait du gouvernement. Finance Watch partage avec vous la conviction que la retouche cosmétique et l’ajustement à la marge ne sont pas ce dont la société française a besoin en matière bancaire.

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