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[Marianne] Pourquoi la réforme des banques est bien une capitulation

Posté par Scinder les banques le 22 janvier 2013  /   Posté dans Divers

Pour Pierre Moscovici, Marianne a tort. Loin d’être la «capitulation»comme le titre notre hebdomadaire cette semaine, et comme l’estime à la fois Finance Watch et bon nombre de spécialistes des banques, sa loi bancaire qu’il a fait adopter ce mercredi 19 décembre en conseil des ministres est « précurseur en Europe ». L’affaire est de la plus haute importance politique. Cette réforme doit être« l’acte fondateur de mon action », explique-t-il.

Celle qui donnera – enfin – sens et consistance à une politique qui en manque singulièrement. Devant les étudiants attentifs, réunis le 23 novembre dans le grand amphithéâtre de l’école supérieure de commerce, le ministre de l’économie et de finances célèbre « le retour du politique », et présente un contenu d’apparence fort volontariste : «identification et contrôle des risques », séparation des activités, suppression des activités « immorales ». Hélas, quelques jours plus tôt, l’entourage du ministre dévoilait aux journalistes le contenu réel du projet de loi quelques jours plus tard, où prédominait le sentiment de pusillanimité. En fait la loi défend d’abord le modèle de « banque universelle » à la française, ce à quoi tenaient d’abord la corporation bancaire.
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Réforme bancaire : Osborne devra-t-il faire sans le soutien du Parlement ?

Posté par Scinder les banques le 15 janvier 2013  /   Posté dans Divers

Plus des deux tiers des députés britanniques sont pour une séparation des activités bancaires, alors que le chancelier prône l’isolement. Et ce sont les membres de sa coalition qui sont les plus virulents.

La pression s’accentue sur le chancelier britannique, George Osborne. Après la publication en fin de semaine dernière des conclusions de la Commission sur les normes bancaires, qui appelaient à aller plus loin que la réforme actuellement envisagée, c’est la parution d’un sondage qui vient remettre de l’huile sur le feu. Cette enquête, qui a été menée par Ipsos Mori et consultée par le Financial Times, donne le point de vue des parlementaires britanniques sur la question. Plus des deux tiers soutiennent la séparation des activités bancaires, afin que le contribuable n’ait plus à renflouer un établissement malade.

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GB/Banque-Une commission préconise le principe du démantèlement

Posté par Scinder les banques le 10 janvier 2013  /   Posté dans Divers

Londres doit se doter d’une législation autorisant le cas échéant le démantèlement d’une banque, a estimé vendredi une influente commission parlementaire, jugeant insuffisantes les propositions de réforme actuelles.

La commission des Normes bancaires (PCBS) du Parlement a également déclaré que le gouvernement devait encadrer plus rigoureusement la pratique de l’effet de levier (leverage). Elle se propose aussi d’étudier la question d’une éventuelle interdiction du trading pour compte propre.

La Grande-Bretagne, en cela plus volontaire que la plupart des autres grandes puissances économiques, oblige les banques à désolidariser leurs activités de banque de détail de celles de banque d’investissement, un moyen de protéger les premières des effets éventuels des risques pris par les secondes.

« Les propositions, telles qu’elles se présentent, sont largement en deçà du nécessaire. Les banques ne manqueront pas à un moment ou à un autre de contester et d’éprouver ce principe du cantonnement », estime Andrew Tyrie, le président de la commission.

« L’histoire nous montre qu’elles le feront sauf si on les en dissuade », a-t-il ajouté, estimant que le secteur bancaire pouvait également mobiliser le monde politique pour qu’il ouvre des brèches dans ce modèle de cantonnement.

« Il faut absolument de nouvelles prérogatives qui poussent les banques à respecter non seulement la lettre mais aussi l’esprit du cantonnement », écrit la commission dans un rapport de 146 pages.

EXAMEN AU PARLEMENT DÉBUT 2013

Le ministre des Finances, John Osborne, examinera les propositions de la commission et y réagira lorsqu’elles seront soumises au Parlement au début de l’an prochain.
Il est peu probable qu’il aille aussi loin que le préconise la PCBS. Une précédente commission estimait qu’il n’était pas nécessaire de prévoir un démantèlement éventuel des banques. Suivant ce principe, John Osborne pourrait laisser au Trésor le soin de renforcer l’arsenal législatif du modèle du cantonnement s’il s’avérait insuffisant dans sa première mouture.
La PCBS, créée pour examiner les projets de réforme bancaire du gouvernement avant leur promulgation, a été mise sur pied après que Barclays a été mise à l’amende pour avoir manipulé les taux Libor et à la suite de plusieurs scandales liés à la vente de produits d’assurance.

Londres veut éviter que les finances publiques soient mises à contribution pour renflouer des établissements bancaires, comme ce fut le cas en 2008 avec Lloyds Banking Group et Royal Bank of Scotland, aujourd’hui contrôlés par l’Etat.

Les principes énoncés par la PCBS ne font que rajouter un peu plus d’incertitude au processus de réforme, juge Ian Gordon, analyste d’Investec Securities.

Source : Les Echos d’après Reuters 21/12/2012


Lire les préconisations de la Commission parlementaire anglaise, qui parle d’électrifier la clôture préconisée par la Commission Vickers. Le travail est remarquable, même si on peine à comprendre pourquoi la conclusion simple et limpide après tant d’arguments a tant de mal à émerger : la scission.

[L'Express] Réforme bancaire: une loi pour rien

Posté par Scinder les banques le 21 décembre 2012  /   Posté dans Divers

Le gouvernement a présenté ce mercredi sa très attendue réforme bancaire. Mais pris entre les attentes de l’opinion et les revendications des banquiers, il est resté au milieu du gué. Au risque de ne satisfaire personne.

Le projet de loi de « séparation et de régulation des activités bancaires » a été présenté ce mercredi matin au Conseil des ministres par Pierre Moscovici, le ministre de l’Economie et des Finances. Ce projet de loi, autant le dire tout de suite, ressemble bien à un coup d’épée dans l’eau.

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[Libération] Réforme bancaire : des actes pas à la hauteur des mots ?

Posté par Scinder les banques le 20 décembre 2012  /   Posté dans Non classé

ANALYSE Le projet, présenté mercredi en Conseil des ministres, est moins contraignant que les déclarations de campagne de François Hollande.

Par JONATHAN BOUCHET-PETERSEN

Le monde de la finance n’avait qu’à bien se tenir. Elu président de la République, François Hollande allait mettre le secteur bancaire français au pas. Et au service de l’économie réelle, celle qui crée des emplois. Le 22 janvier, au Bourget, lors du meeting le plus commenté de sa campagne, le candidat socialiste avait marqué son auditoire et l’électorat de gauche en lançant: «Mon véritable adversaire, il n’a pas de nom, pas de visage […], il ne sera pas élu, et pourtant il gouverne. Cet adversaire, c’est le monde de la finance», qui «a pris le contrôle de nos vies». Une tirade mobilisatrice et un moyen pour Hollande de capter politiquement l’exaspération des Français à l’égard du système financier, défiance renforcée depuis la crise bancaire de 2007-2008.

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Les Français ne méritent pas le projet de réforme bancaire de Pierre Moscovici, par Jérôme Cazes

Posté par Scinder les banques le 19 décembre 2012  /   Posté dans Divers

Sur la scission des banques, une reculade majeure s’organise en catimini : la promesse présidentielle n’est pas tenue, le débat est étouffé, et la réforme Moscovici réussit à cumuler les deux défauts des autres réformes, en pire. Ce n’est pas seulement agaçant, c’est grave. À la presse et à la représentation nationale de le dire.

Le ministre de l’Économie, Pierre Moscovici, présente un projet de réforme des banques en conseil des ministres. Qu’en penser ?

Partons de deux évidences. Cette réforme n’est pas la scission des grandes banques entre banques de marché d’un côté, banques de crédit et de dépôt de l’autre. Chacun avait pourtant compris que c’était là l’engagement solennel du candidat François Hollande. Seconde évidence : le débat qui fait rage dans les autres pays n’a pas eu lieu en France : la réforme a été préparée dans le silence des cabinets.

Le soupçon est alors forcément qu’une reculade majeure s’organise en catimini sous la pression du lobby bancaire.

Oublions ce préjugé et analysons techniquement le projet. Le soupçon se confirme malheureusement : la réforme Moscovici réussit à cumuler les deux défauts des autres réformes (Vickers au Royaume-Uni, Volcker aux États-Unis et Liikanen en Europe), en pire.

– Le projet Moscovici présente le même défaut que la réforme Volcker, désormais reconnu par les spécialistes : reposer sur une frontière incontrôlable, qui sera mise en pièces par les innovations bancaires. Volcker veut interdire aux banques les activités pour leur propre compte. Pierre Moscovici vise les activités financières « qui ne servent pas au financement de l’économie ».

Ce second concept est encore plus flou que le premier. Mais « Moscovici » est pire que « Volcker » pour trois raisons : les activités exclues sont minimisées (on considère par exemple que les activités de tenue de marché sont des activités de financement, une énormité technique) ; elles ne sont pas présentées à la représentation nationale, mais renvoyées à des textes ultérieurs; et surtout, à l’exception de quelques symboles (spéculation à haute fréquence ou sur denrées alimentaires) elles ne sont pas interdites aux banques comme chez Volcker : elles doivent seulement être isolées dans une filiale.

– Ce faisant, le projet français présente le même défaut que la réforme Vickers ou que le projet Liikanen : toutes les activités restent dans la même banque. Mais à nouveau, le projet Moscovici est pire : là où Vickers ou Liikanen isolent toute la banque de marché d’avec la « bonne banque », Moscovici n’isole qu’un confetti. Les grandes banques françaises viennent de le chiffrer, le projet ne va isoler que 2 % de leur activité, quand leurs activités de marché pèsent 15 à 25 fois plus dans leur bilan.

Tout cela est agaçant pour l’immense majorité de citoyens et la majorité de spécialistes financiers qui souhaitent la scission des grandes banques. C’est agaçant, mais est-ce grave ?

Oui, si l’on reprend les 5 critères qui devraient servir à évaluer une réforme bancaire.

– Est-ce que le projet Moscovici protège l’économie réelle contre de nouvelles crises financières gravissimes ? Non: le niveau de spéculation restera le même. Et l’idée de se protéger en séparant des compartiments étanches à l’intérieur du même bateau a un triste précédent : c’était la technique du Titanic et on sait ce qu’il s’est passé quand l’eau a atteint le haut des cloisons…

– Est-ce qu’au moins le projet nous protège, nous contribuables, d’avoir demain à combler des pertes de marché de BNP Paribas ou de Société Générale : non bien sûr, Pierre Moscovici affirme même encore plus clairement que c’est toutes leurs activités que la collectivité doit protéger.

– Est-ce que le projet protège leurs clients contre les conflits d’intérêts qui minent les grandes banques universelles : leurs moyens affectés aux marchés plutôt qu’aux crédits à l’économie réelle, leur jeu contre leurs propres clients sur les marchés ? Non, avec le même patron pour toutes les activités, on laisse intacts les conflits d’intérêts.

– Est-ce que le projet fait progresser l’indispensable coordination entre les États, face à un risque qui dépasse le cadre national ? Non, quelques semaines après que la commission européenne Liikanen ait proposé des mesures coordonnées, le projet Moscovici apparaîtra comme un bras d’honneur à nos partenaires : la France se dépêche de réformer a minima.

– Est-ce que le projet atténuera le manque de confiance dans les banques, un cancer de nos économies depuis 5 ans et qui mine aussi les États. Non, les banques restent trop grosses et trop complexes ; et l’immense majorité de leurs salariés continueront d’être injustement assimilés à des traders gorgés de bonus.

Au Club des Vigilants, nous essayons de n’être ni de gauche ni de droite, mais d’ouvrir les fenêtres quand nos élites françaises, ici nos élites financières, endogènes, enfermées dans de confortables consensus « gaulois », refusent le débat et égarent la collectivité nationale. Le projet Moscovici nous offre un des pires exemples de ces comportements. À la presse et à la représentation nationale de le dire.

Jérôme Cazes

[La Tribune] Les opposants à la réforme bancaire donnent de la voix

Posté par Scinder les banques le 18 décembre 2012  /   Posté dans Divers
La Tribune
Les banques qui ont activement fait valoir leurs arguments ces derniers mois sont rassurées. La réforme bancaire ne remet pas en cause leur modèle. Certains banquiers l’ont même surnommée la réforme « Volvic », en référence à sa douceur naturelle et car elle combine la réglementation Volcker et des éléments du rapport Vickers.

 

Entre le texte de la réforme bancaire qui sera présenté demain en Conseil des ministres et les propositions du candidat Hollande, il y a un monde. « Je séparerai les activités des banques qui sont utiles à l’investissement et à l’emploi de leurs opérations spéculatives », s’était engagé le candidat. Tout le monde se souvient de la tirade sur la finance « adversaire sans visage », lors de son premier grand meeting de campagne au Bourget.  » Mon véritable adversaire n’a pas de nom, pas de visage, pas de parti, il ne présentera jamais sa candidature, et pourtant il gouverne [...], c’est le monde de la finance », avait alors déclaré François Hollande.

Un cantonnement des activités à risque a minima

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Karine Berger : « Messieurs les banquiers, à vous de couper les premiers »

Posté par Scinder les banques le 17 décembre 2012  /   Posté dans Non classé

Voici la position de Karine Berger, la future rapporteure du projet de loi. Comme elle nous accuse d’être des « esprits chagrins » ou des « grognons qui n’ont pas lu le texte », de façon fort élégante (notez que nous n’avons jamais employé par exemple le terme de « vendus aux banquiers », nous restons courtois) nous lui répondrons bientôt en détail, comme ça tout le monde le lira, ce magnifique texte….

NB. Amusante cette promesse affichée entre les lignes de nous sacrifier, comme l’ont été les premières lignes à Fontenoy – merci de la franchise… À l’occasion, nous aimerions bien avoir des politiques qui « coupent les premiers », surtout face à un « adversaire » surarmé et dangereux…

Les ciseaux de la séparation bancaire sont désormais sur la table de Bercy et de Matignon. Au sens propre. Car, n’en déplaise aux esprits chagrins ou aux grognons qui n’ont pas lu le texte, la loi de séparation bancaire va bel et bien permettre de faire ce que jamais personne n’avait fait jusqu’à présent : séparer structurellement les activités plus ou moins rocambolesques des banquiers. Lire la suite

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