Monthly Archives janvier 2013

[Reuters] La réforme bancaire, une « bonne réforme » selon le pdt de la BPCE

Posté par Scinder les banques le 11 janvier 2013  /   Posté dans Divers

http://fr.reuters.com/article/frEuroRpt/idFRL5E8NK5SX20121220

 

PARIS, 20 décembre (Reuters) – Le président du directoire de la BPCE [Banque Populaire Caisse d'Epargne] François Pérol a estimé jeudi que la réforme bancaire envisagée par le gouvernement visant à isoler les activités spéculatives des établissements français était une « bonne réforme ».

Le gouvernement a présenté mercredi en Conseil des ministres son projet de réforme bancaire destiné à protéger les dépôts et l’épargne des Français en cas de faillite d’une banque.

Le projet demande aux groupes bancaires français d’isoler dans une filiale dédiée leurs activités pour compte propre.

« Je pense que c’est une réforme importante parce qu’elle interdira à l’avenir le développement d’activités spéculatives de manière incontrôlée à l’intérieur des banques », a estimé François Pérol dans un entretien sur la radio RTL.

« Cette réforme est une réforme qui reconnaît le principe de réalité, donc pour moi c’est une bonne réforme », a-t-il déclaré.

« Nous verrons pendant le débat au parlement comment ce principe sera appliqué. Le diable est dans les détails en la matière », a encore ajouté François Pérol.

Le texte doit être soumis à l’examen du Parlement au début 2013 et sa discussion pourrait donner lieu à des amendements ou des gestes symboliques afin d’apaiser la frange la plus à gauche de la majorité gouvernementale.

Mercredi soir, le PDG de la Société Générale Frédéric Oudéa s’était montré plus critique au sujet de la réforme bancaire sur la chaîne BFM TV, déplorant « une contrainte nouvelle qui s’ajoute au même moment à d’autres et qui va nous compliquer la vie ».

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GB/Banque-Une commission préconise le principe du démantèlement

Posté par Scinder les banques le 10 janvier 2013  /   Posté dans Divers

Londres doit se doter d’une législation autorisant le cas échéant le démantèlement d’une banque, a estimé vendredi une influente commission parlementaire, jugeant insuffisantes les propositions de réforme actuelles.

La commission des Normes bancaires (PCBS) du Parlement a également déclaré que le gouvernement devait encadrer plus rigoureusement la pratique de l’effet de levier (leverage). Elle se propose aussi d’étudier la question d’une éventuelle interdiction du trading pour compte propre.

La Grande-Bretagne, en cela plus volontaire que la plupart des autres grandes puissances économiques, oblige les banques à désolidariser leurs activités de banque de détail de celles de banque d’investissement, un moyen de protéger les premières des effets éventuels des risques pris par les secondes.

« Les propositions, telles qu’elles se présentent, sont largement en deçà du nécessaire. Les banques ne manqueront pas à un moment ou à un autre de contester et d’éprouver ce principe du cantonnement », estime Andrew Tyrie, le président de la commission.

« L’histoire nous montre qu’elles le feront sauf si on les en dissuade », a-t-il ajouté, estimant que le secteur bancaire pouvait également mobiliser le monde politique pour qu’il ouvre des brèches dans ce modèle de cantonnement.

« Il faut absolument de nouvelles prérogatives qui poussent les banques à respecter non seulement la lettre mais aussi l’esprit du cantonnement », écrit la commission dans un rapport de 146 pages.

EXAMEN AU PARLEMENT DÉBUT 2013

Le ministre des Finances, John Osborne, examinera les propositions de la commission et y réagira lorsqu’elles seront soumises au Parlement au début de l’an prochain.
Il est peu probable qu’il aille aussi loin que le préconise la PCBS. Une précédente commission estimait qu’il n’était pas nécessaire de prévoir un démantèlement éventuel des banques. Suivant ce principe, John Osborne pourrait laisser au Trésor le soin de renforcer l’arsenal législatif du modèle du cantonnement s’il s’avérait insuffisant dans sa première mouture.
La PCBS, créée pour examiner les projets de réforme bancaire du gouvernement avant leur promulgation, a été mise sur pied après que Barclays a été mise à l’amende pour avoir manipulé les taux Libor et à la suite de plusieurs scandales liés à la vente de produits d’assurance.

Londres veut éviter que les finances publiques soient mises à contribution pour renflouer des établissements bancaires, comme ce fut le cas en 2008 avec Lloyds Banking Group et Royal Bank of Scotland, aujourd’hui contrôlés par l’Etat.

Les principes énoncés par la PCBS ne font que rajouter un peu plus d’incertitude au processus de réforme, juge Ian Gordon, analyste d’Investec Securities.

Source : Les Echos d’après Reuters 21/12/2012


Lire les préconisations de la Commission parlementaire anglaise, qui parle d’électrifier la clôture préconisée par la Commission Vickers. Le travail est remarquable, même si on peine à comprendre pourquoi la conclusion simple et limpide après tant d’arguments a tant de mal à émerger : la scission.

[Le Point] Le gouvernement ménage les banques

Posté par Scinder les banques le 09 janvier 2013  /   Posté dans Divers

Pierre Moscovici a dévoilé son projet de loi d’encadrement des activités bancaires. Pas exactement une attaque contre la finance « sans visage ».

Pierre Moscovici espère que sa réforme deviendra une "référence" pour l'Europe.Pierre Moscovici espère que sa réforme deviendra une « référence » pour l’Europe. © Thierry Charlier / AFP

Par Marc Vignaud


« Texte d’avant-garde », qui « va faire référence » en Europe. Pierre Moscovicin’a pas de mots assez forts pour vanter sa réforme bancaire présentée mercredi matin en conseil des ministres. Confronté à de nombreuses critiques sur la portée réelle des mesures dévoilées, le ministre de l’Économie a tenté de convaincre qu’il respectait à la lettre la promesse de campagne de François Hollande de séparer « les activités des banques qui sont utiles à l’investissement et à l’emploi de leurs opérations spéculatives » (engagement n° 7 sur 60).

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[Revue Banque] Aidons l’industrie de la banque d’investissement en la séparant de la banque commerciale !

Posté par Scinder les banques le 08 janvier 2013  /   Posté dans Divers

Par Michael Troege, professeur de Finance, ESCP Europe

Source : Revue Banque, décembre 2012.

 

La motivation principale du Glass Steagall Act n’était pas de stabiliser le secteur bancaire, mais de réduire les conflits d’intérêts. Aujourd’hui une séparation entre la gouvernance des banques d’investissement et celle des banques commerciales pourrait faciliter la confiance des investisseurs et donner un nouvel élan aux marchés financiers.

 

 

François Hollande avait fait de la séparation entre les activités de banque d’investissement et la banque commerciale une de ses promesses de campagne présidentielle; le gouvernement britannique et la Commission Européenne ont fait plancher les commissions Vikers et Liikanen sur cette question et, de façon la plus surprenante, un nombre impressionnant de grands banquiers, tous à la retraite, se sont exprimés en faveur de cette séparation. Sandford Weill, créateur de Citigroup et l’un des principaux acteurs de la dérégulation aux États-Unis, revient ainsi aujourd’hui sur sa position; en France, Jean Peyrelevade, ancien patron du Crédit Lyonnais, première grande banque universelle française, défend la même idée [1], pour ne citer que les noms les plus connus.

Cela signifie-t-il que l’Europe va vers un système bancaire spécialisé comme il existait en France avant la déréglementation de 1984, ou comme c’était le cas aux États-Unis, entre 1933 et 1999, sous le fameux Glass-Steagall Act ? probablement non.

STABILISER LE SECTEUR BANCAIRE

Malheureusement, dans la discussion actuelle, la séparation des deux types de banques est presque exclusivement analysée sous l’aspect de la régulation prudentielle. En effet, l’idée serait de stabiliser le système bancaire en empêchant la banque commerciale de s’engager dans les activités risquées de la banque d’investissement. Ce qui revient, en simplifiant, à «empêcher les banques de spéculer avec l’argent des petits épargnants».

Si cet argument n’est peut-être pas faux, il paraît avec un peu de recul étonnamment déplacé : il est très rare qu’une banque universelle fasse faillite à cause d’investissements dans des titres financiers. Les faillites et crises bancaires sont typiquement causées par des pertes massives dans l’activité de crédit traditionnelle. C’était le cas de la crise de 1929, mais aussi celui de la crise du Japon, des pays scandinaves, ou encore celle de la France au début des années 1990.

La crise récente a, elle, effectivement bien été déclenchée par des pertes sur des titres financiers, mais ces titres étaient largement détenus par des banques d’investissement pures, comme Lehmann Brothers. On ne voit pas très bien alors comment une séparation de l’industrie bancaire pourrait remédier aux problèmes de stabilité du secteur financier.

Il se trouve qu’effectivement la stabilisation du secteur bancaire n’était pas la motivation principale du Glass-Steagall Act. Cette Loi était d’abord destinée à diminuer les conflits d’intérêt, l’opacité et l’abus de confiance qui régnaient à l’intérieur des conglomérats financiers et que la spectaculaire «Pecora Commission» avait révélés à un large public.
Pour rappel le Glass-Steagall Act interdisait aux banques commerciale non seulement la détention, l’achat et la vente de titres pour compte propre (Section 16), mais également toute activité d’émission de titres (Section 20) et surtout tout lien personnel au niveau des dirigeants, administrateurs et employés avec une banque d’investissement (Section 32). Il est évident que les sections 20 et 32 ne diminuaient pas directement le risque d’une banque. Le Glass-Steagall Act n’était donc pas une réglementation prudentielle, mais bien une loi de «trust busting» destinée à éclater des conglomérats financiers dans la tradition de Standard Oil ou d’American Tobacco par le Sherman Act.

Ce type de régulation ferait-il du sens aujourd’hui en Europe ? Faut-il séparer la gouvernance des banques d’investissement de celles des banques commerciales ? À en croire l’industrie bancaire, de telles règles conduiraient à une perte de compétitivité immédiate pour les banques d’investissement européennes, mais cela n’a clairement pas été le cas aux États-Unis. Tout au contraire, c’est exactement sous cette régulation rigide qu’y a émergé une industrie de la banque d’investissement très compétitive qui, dans les années 1990, a réussi à se forger une position dominante dans les marchés financiers mondiaux et a procuré d’énormes bénéfices à l’économie américaine, jusqu’à la crise récente.

En réalité, il n’y a aucune contradiction. Le métier d’origine de la banque d’investissement est l’émission de titres pour le compte d’entreprises. C’est un métier qui repose sur la confiance des investisseurs. Cette confiance ne peut pas s’obtenir avec des campagnes marketing, mais elle doit reposer sur une absence de conflits d’intérêt. pour ne donner qu’un seule exemple de conflit parmi beaucoup d’autres : une banque qui a des relations de crédit de longue date avec une entreprise n’a pas grand intérêt à aider cette entreprise à vendre des actions ou des obligations qui sont des substituts directs du crédit fourni par la même banque. Si toutefois la banque propose des actions de l’entreprise au public, les investisseurs vont toujours suspecter que l’objectif principal n’est pas la levée de fonds, mais la réduction du risque de crédit de la banque.

 

DES CONGLOMERATS PEU TRANSPARENTS

Plus généralement, pour permettre aux entreprises un accès plus facile au marché financier, il faut que les incitations de la banque émettrices soient transparentes et alignées avec celle des investisseurs. C’est rarement le cas pour des conglomérats financiers qui ont des intérêts divers et difficiles à comprendre.

Aidons alors les banques d’investissement à retrouver la confiance des investisseurs en les séparant des banques commerciales !

 

[1] D’autres banquiers importants supportant une restauration de Glass-Steagall sont l’ancien CEO de Merill Lynch, David Komansky, l’ancien CEO de CitiCorp, John Reed, et l’ancien CEO de Morgan Stanley, Phil Purcell.

[FranceTVinfo] La réforme bancaire est moins ambitieuse que prévu

Posté par Scinder les banques le 07 janvier 2013  /   Posté dans Divers

François Hollande, le 22 janvier 2012, lors de son meeting de campagne au Bourget (Seine-Saint-Denis).

François Hollande, le 22 janvier 2012, lors de son meeting de campagne au Bourget (Seine-Saint-Denis). (PATRICK KOVARIK / AFP)

La réforme bancaire présentée mercredi 19 décembre en Conseil des ministres prévoit d’encadrer les risques en isolant, au sein d’une filiale spécifique, certaines activités jugées non utiles à l’économie. Mais ce projet, ficelé par le ministre de l’Économie, Pierre Moscovici, n’impose pas de bouleversement du modèle bancaire français.

Laurence Scialom, professeure d’économie à l’université Paris-Ouest Nanterre et auteure d’une note sur la réforme de la structure des banques pour le think-tank Terra Nova, estime que malgré ce projet, le contribuable continuera dans les faits à garantir des pertes découlant d’activités de marché. Entretien.

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