Monthly Archives décembre 2012

[L'Express] Réforme bancaire: une loi pour rien

Posté par Scinder les banques le 21 décembre 2012  /   Posté dans Divers

Le gouvernement a présenté ce mercredi sa très attendue réforme bancaire. Mais pris entre les attentes de l’opinion et les revendications des banquiers, il est resté au milieu du gué. Au risque de ne satisfaire personne.

Le projet de loi de « séparation et de régulation des activités bancaires » a été présenté ce mercredi matin au Conseil des ministres par Pierre Moscovici, le ministre de l’Economie et des Finances. Ce projet de loi, autant le dire tout de suite, ressemble bien à un coup d’épée dans l’eau.

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[Libération] Réforme bancaire : des actes pas à la hauteur des mots ?

Posté par Scinder les banques le 20 décembre 2012  /   Posté dans Non classé

ANALYSE Le projet, présenté mercredi en Conseil des ministres, est moins contraignant que les déclarations de campagne de François Hollande.

Par JONATHAN BOUCHET-PETERSEN

Le monde de la finance n’avait qu’à bien se tenir. Elu président de la République, François Hollande allait mettre le secteur bancaire français au pas. Et au service de l’économie réelle, celle qui crée des emplois. Le 22 janvier, au Bourget, lors du meeting le plus commenté de sa campagne, le candidat socialiste avait marqué son auditoire et l’électorat de gauche en lançant: «Mon véritable adversaire, il n’a pas de nom, pas de visage […], il ne sera pas élu, et pourtant il gouverne. Cet adversaire, c’est le monde de la finance», qui «a pris le contrôle de nos vies». Une tirade mobilisatrice et un moyen pour Hollande de capter politiquement l’exaspération des Français à l’égard du système financier, défiance renforcée depuis la crise bancaire de 2007-2008.

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Les Français ne méritent pas le projet de réforme bancaire de Pierre Moscovici, par Jérôme Cazes

Posté par Scinder les banques le 19 décembre 2012  /   Posté dans Divers

Sur la scission des banques, une reculade majeure s’organise en catimini : la promesse présidentielle n’est pas tenue, le débat est étouffé, et la réforme Moscovici réussit à cumuler les deux défauts des autres réformes, en pire. Ce n’est pas seulement agaçant, c’est grave. À la presse et à la représentation nationale de le dire.

Le ministre de l’Économie, Pierre Moscovici, présente un projet de réforme des banques en conseil des ministres. Qu’en penser ?

Partons de deux évidences. Cette réforme n’est pas la scission des grandes banques entre banques de marché d’un côté, banques de crédit et de dépôt de l’autre. Chacun avait pourtant compris que c’était là l’engagement solennel du candidat François Hollande. Seconde évidence : le débat qui fait rage dans les autres pays n’a pas eu lieu en France : la réforme a été préparée dans le silence des cabinets.

Le soupçon est alors forcément qu’une reculade majeure s’organise en catimini sous la pression du lobby bancaire.

Oublions ce préjugé et analysons techniquement le projet. Le soupçon se confirme malheureusement : la réforme Moscovici réussit à cumuler les deux défauts des autres réformes (Vickers au Royaume-Uni, Volcker aux États-Unis et Liikanen en Europe), en pire.

– Le projet Moscovici présente le même défaut que la réforme Volcker, désormais reconnu par les spécialistes : reposer sur une frontière incontrôlable, qui sera mise en pièces par les innovations bancaires. Volcker veut interdire aux banques les activités pour leur propre compte. Pierre Moscovici vise les activités financières « qui ne servent pas au financement de l’économie ».

Ce second concept est encore plus flou que le premier. Mais « Moscovici » est pire que « Volcker » pour trois raisons : les activités exclues sont minimisées (on considère par exemple que les activités de tenue de marché sont des activités de financement, une énormité technique) ; elles ne sont pas présentées à la représentation nationale, mais renvoyées à des textes ultérieurs; et surtout, à l’exception de quelques symboles (spéculation à haute fréquence ou sur denrées alimentaires) elles ne sont pas interdites aux banques comme chez Volcker : elles doivent seulement être isolées dans une filiale.

– Ce faisant, le projet français présente le même défaut que la réforme Vickers ou que le projet Liikanen : toutes les activités restent dans la même banque. Mais à nouveau, le projet Moscovici est pire : là où Vickers ou Liikanen isolent toute la banque de marché d’avec la « bonne banque », Moscovici n’isole qu’un confetti. Les grandes banques françaises viennent de le chiffrer, le projet ne va isoler que 2 % de leur activité, quand leurs activités de marché pèsent 15 à 25 fois plus dans leur bilan.

Tout cela est agaçant pour l’immense majorité de citoyens et la majorité de spécialistes financiers qui souhaitent la scission des grandes banques. C’est agaçant, mais est-ce grave ?

Oui, si l’on reprend les 5 critères qui devraient servir à évaluer une réforme bancaire.

– Est-ce que le projet Moscovici protège l’économie réelle contre de nouvelles crises financières gravissimes ? Non: le niveau de spéculation restera le même. Et l’idée de se protéger en séparant des compartiments étanches à l’intérieur du même bateau a un triste précédent : c’était la technique du Titanic et on sait ce qu’il s’est passé quand l’eau a atteint le haut des cloisons…

– Est-ce qu’au moins le projet nous protège, nous contribuables, d’avoir demain à combler des pertes de marché de BNP Paribas ou de Société Générale : non bien sûr, Pierre Moscovici affirme même encore plus clairement que c’est toutes leurs activités que la collectivité doit protéger.

– Est-ce que le projet protège leurs clients contre les conflits d’intérêts qui minent les grandes banques universelles : leurs moyens affectés aux marchés plutôt qu’aux crédits à l’économie réelle, leur jeu contre leurs propres clients sur les marchés ? Non, avec le même patron pour toutes les activités, on laisse intacts les conflits d’intérêts.

– Est-ce que le projet fait progresser l’indispensable coordination entre les États, face à un risque qui dépasse le cadre national ? Non, quelques semaines après que la commission européenne Liikanen ait proposé des mesures coordonnées, le projet Moscovici apparaîtra comme un bras d’honneur à nos partenaires : la France se dépêche de réformer a minima.

– Est-ce que le projet atténuera le manque de confiance dans les banques, un cancer de nos économies depuis 5 ans et qui mine aussi les États. Non, les banques restent trop grosses et trop complexes ; et l’immense majorité de leurs salariés continueront d’être injustement assimilés à des traders gorgés de bonus.

Au Club des Vigilants, nous essayons de n’être ni de gauche ni de droite, mais d’ouvrir les fenêtres quand nos élites françaises, ici nos élites financières, endogènes, enfermées dans de confortables consensus « gaulois », refusent le débat et égarent la collectivité nationale. Le projet Moscovici nous offre un des pires exemples de ces comportements. À la presse et à la représentation nationale de le dire.

Jérôme Cazes

[La Tribune] Les opposants à la réforme bancaire donnent de la voix

Posté par Scinder les banques le 18 décembre 2012  /   Posté dans Divers
La Tribune
Les banques qui ont activement fait valoir leurs arguments ces derniers mois sont rassurées. La réforme bancaire ne remet pas en cause leur modèle. Certains banquiers l’ont même surnommée la réforme « Volvic », en référence à sa douceur naturelle et car elle combine la réglementation Volcker et des éléments du rapport Vickers.

 

Entre le texte de la réforme bancaire qui sera présenté demain en Conseil des ministres et les propositions du candidat Hollande, il y a un monde. « Je séparerai les activités des banques qui sont utiles à l’investissement et à l’emploi de leurs opérations spéculatives », s’était engagé le candidat. Tout le monde se souvient de la tirade sur la finance « adversaire sans visage », lors de son premier grand meeting de campagne au Bourget.  » Mon véritable adversaire n’a pas de nom, pas de visage, pas de parti, il ne présentera jamais sa candidature, et pourtant il gouverne [...], c’est le monde de la finance », avait alors déclaré François Hollande.

Un cantonnement des activités à risque a minima

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Karine Berger : « Messieurs les banquiers, à vous de couper les premiers »

Posté par Scinder les banques le 17 décembre 2012  /   Posté dans Non classé

Voici la position de Karine Berger, la future rapporteure du projet de loi. Comme elle nous accuse d’être des « esprits chagrins » ou des « grognons qui n’ont pas lu le texte », de façon fort élégante (notez que nous n’avons jamais employé par exemple le terme de « vendus aux banquiers », nous restons courtois) nous lui répondrons bientôt en détail, comme ça tout le monde le lira, ce magnifique texte….

NB. Amusante cette promesse affichée entre les lignes de nous sacrifier, comme l’ont été les premières lignes à Fontenoy – merci de la franchise… À l’occasion, nous aimerions bien avoir des politiques qui « coupent les premiers », surtout face à un « adversaire » surarmé et dangereux…

Les ciseaux de la séparation bancaire sont désormais sur la table de Bercy et de Matignon. Au sens propre. Car, n’en déplaise aux esprits chagrins ou aux grognons qui n’ont pas lu le texte, la loi de séparation bancaire va bel et bien permettre de faire ce que jamais personne n’avait fait jusqu’à présent : séparer structurellement les activités plus ou moins rocambolesques des banquiers. Lire la suite

Lancement du Blog !

Posté par Scinder les banques le 16 décembre 2012  /   Posté dans Divers

Nous, le collectif citoyen « Scinder les Banques », apolitique et sans aucun lien avec le moindre  intérêt privé, composé de banquiers et de non banquiers, nous avons décidé de créer ce site, espace d’information qui s’opposera au matraquage réalisé par la propagande des mégabanques, qui nous a privé du débat public démocratique qui a eu lieu dans plusieurs autres pays (et en particulier en Angleterre).

Il relaiera les informations essentielles autour de ce sujet de séparation des activités bancaires, qui semble technique et lointain, alors qu’il est simple et essentiel pour nous doter du système bancaire sûr et tourné vers le financement de l’économie réelle auquel nous avons droit.

Nous récusons tout populisme contre le secteur bancaire. La vaste majorité des 400 000 salariés de ce secteur font honnêtement un travail indispensable à la société.

Mais il est temps de retrouver le bon sens pour aboutir à une structuration raisonnable de notre système bancaire, qui, en séparant les risques, le renforcera et le réconciliera avec la population.

Nous n’avons pas le millième des moyens dépensés par le lobby bancaire depuis le début de l’année.

Mais nous avons avec nous l’Histoire, la logique et le bon sens de notre côté, et, désormais, la puissance du soutien de 130 hautes personnalités.

Puisse alors le débat démocratique porter ses fruits, pour nous éviter de nouvelles souffrances économiques et sociales…

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